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Tag - coup de cœur

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Odin Sphere

30 octobre 2009

Une lon­gue his­toire que celui-là. Je l’ai acheté très peu de temps après sa sor­tie aux US en mai 2007, charmé comme beau­coup par des cap­tu­res et un trai­ler subli­mes. Puis le jeu est arrivé et avec lui une impres­sion plus miti­gée. D’un côté les pro­mes­ses sont tenues. De l’autre je me suis retrouvé face à une dif­fi­culté que je n’atten­dais pas, qui m’a rapi­de­ment frus­tré jusqu’à en aban­don­ner rageu­se­ment le jeu en me pro­met­tant de ne plus y retou­cher. Plu­sieurs fois. C’est grâce à un mélange de chance et de per­sé­vé­rance que je peux en par­ler aujourd’hui après en avoir fina­le­ment vu la fin.

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Anime en vrac sous le soleil

22 août 2008

Fina­le­ment de retour, après des vacan­ces qui ont prit une tour­nure assez dif­fé­rente de ce que j’avais prévu à la base. L’idée était de pro­fi­ter du pas­sage des parents dans les Hau­tes Alpes pour ren­dre visite à quel­ques per­son­nes sur Gre­no­ble et de pas­ser le reste du temps à explo­rer les alen­tours de Rosans. Comme per­sonne n’a fina­le­ment pu se libé­rer, j’ai impro­visé un squat sur la Côte d’Azur chez Ech­ze­chiel qui est au fur et à mesure passé d’un week-end à deux semai­nes ^^” Dif­fi­cile d‘échap­per à sa nature une fois en com­pa­gnie d’un des plus gros geeks que je con­naisse, ces deux semai­nes ont donc été net­te­ment plus bran­chées ner­di­tude que ce qu’elles auraient du être. C‘était quand même bien sympa, sur­tout qu’une petite bande du forum FFWorld a débar­qué pour la deuxième semaine, ce qui m’a per­mit de revoir Skarn et Lor­dYa­ma­neko et de ren­con­trer Elrica, War­Mai­den, Phoe­nix, Dheen et Shin Kaola Su.

J’ai hésité à me met­tre aux ani­mes là-bas vu que j‘étais plus ou moins limité à l‘écran 13” large d’un Mac­Book. J’avais peur que le con­traste soit trop vio­lent mais j’ai été agréa­ble­ment sur­pris par le con­fort de vision­nage, bien meilleur que ce que j’aurais craint. Il faut juste pen­ser à bien posi­tion­ner l‘écran pour avoir des cou­leurs cor­rec­tes et ne pas oublier de se bran­cher sur le sec­teur tant que pos­si­ble, la HD n‘étant pas en très bon ter­mes avec la bat­te­rie. On s’habi­tue très vite et c’est en fait le retour qui m’a réservé le plus gros choc au moment de retrou­ver le 17” large. Je pen­sais rem­pla­cer mon iMac G5 qui com­mence à se faire bien vieux avec un PC de bureau quel­con­que mais là je sens que je vais devoir aussi jeter un œil sur les petits por­ta­bles.

Donc pour cette semaine, d’abord un peu plus de nou­veau­tés de l‘été 2008 avec Nogi­zaka Haruka no Himitsu, Eve no Jikan et les pre­miers Kara no Kyou­kai. Ensuite la tou­che de fin pour Gun­dam SEED et Free­dom, deja abor­dés pré­ce­de­ment. Et pour finir, quel­ques vieille­ries, Omoide poro-poro, Macross et Gan­dalla. Atten­tion au pavé et aux spoi­lers.

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Anime en vrac #1

6 juillet 2008

Miyori no mori (film)

J’ai été étonné par les pre­miè­res réac­tions au sujet de ce film, en par­ti­cu­lier les com­pa­rai­sons assez nom­breu­ses avec Prin­cess Mono­noke. On retrouve cer­tes des thè­mes simi­lai­res mais je trouve ça dom­mage de devoir réduire un film inté­res­sant et pas trop mal réa­lisé en le met­tant côte à côte avec un mons­tre de l’ani­ma­tion.

Parce que oui, j’ai passé un bon moment. Sur le plan tech­ni­que, on retien­dra sur­tout les back­grounds très détaillés qui m’ont vrai­ment fait regret­ter de ne pas avoir la puis­sance pour les voir en HD. Sur le fond, on retrouve les thè­mes habi­tuels à ce genre de fres­que éco­lo­gi­que, à savoir la lutte entre l’homme et la nature, l’inno­cence des enfants et la cupi­dité/stu­pi­dité des adul­tes. Le film reste tou­te­fois très bon enfant, loin de la mora­li­sa­tion d’un Arjuna ou de la reflexion d’un Ghi­bli. Ce qui est vrai­ment très appré­cia­ble, je ne pense pas que des ambi­tions pareilles auraient collé avec l’enver­gure du film. Je regrette quand même un peu un cast assez banal, aussi bien du côté des humains que des esprits de la forêt.

Free­dom (OAV, 1-6/7)

   
   

Je suis com­plè­te­ment passé à côté de cette série d’OAV, qui avait pour­tant tout pour me plaire. Khyos du JTruc m’en a parlé à l’occa­sion de la sor­tie du 6^e^ épi­sode il y a quel­ques mois, un grand merci à lui. Je me suis donc fina­le­ment décidé à m’y met­tre, cher­chant en ce moment des séries cour­tes par man­que de temps.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le réa­li­sa­teur sait com­ment plaire à son public. L’ani­ma­tion est d’une flui­dité à don­ner le ver­tige, et le géné­ri­que accro­che d’emblée avec un rendu de manga cou­leur, repro­dui­sant jusqu’au grain du papier. La patte Otomo très recon­nais­sa­ble me lais­sait au début crain­dre de me retrou­ver avec des clo­nes tirés d’Akira (voir la malé­dic­tion de Toriyama), mais passe au final très bien. L’his­toire est très pré­vi­si­ble et suit un dérou­le­ment typé sho­nen mais le for­mat OAV per­met de rapi­de­ment pas­ser d’un sujet à l’autre et de main­te­nir l’inté­rêt sans tom­ber dans les pon­cifs du genre. Les per­son­na­ges man­quent peut-être un peu d’ori­gi­na­lité mais rem­plis­sent bien leur rôle. J’attend donc main­te­nant la fin avec impa­tience.

Bac­cano! (série+OAV, 13/13, 3/3)

C’est tou­jours très déli­cat d’abor­der quel­que chose dont on a entendu autant de bien. Le poids d’une répu­ta­tion peut faci­le­ment rui­ner l’expe­rience d’une série. Bac­cano fait tou­te­fois par­tie de ces trop rares exem­ples qui se paient le luxe de vivre à la hau­teur des atten­tes que j’avais placé des­sus. Un grand merci à Exe­len, la bande du JTruc et sur­tout au har­cè­le­ment de moo­moo­moo pour m’avoir rap­pelé à mes devoirs.

J’avais en fait com­mencé à regar­der cette série lors de sa dif­fu­sion, mais j’avais été très rebuté par le pre­mier épi­sode, un bor­del sans nom qui intro­duit un cast très vaste sur plu­sieurs pério­des sans vrai­ment don­ner d’expli­ca­tions. Je m‘étais donc dit “bah, on va atten­dre la fin pour mara­tho­ner” pour fina­le­ment lais­ser cou­ler par flemme une fois la fin de la sai­son arri­vée. Ce fouilli laisse tou­te­fois place à une nar­ra­tion beau­coup plus struc­tu­rée dès le second épi­sode. On se retrouve donc à sui­vre deux tra­mes super­po­sées, une pren­nant place à Chi­cago racon­tant les tri­bu­la­tions d’un cou­ple de cin­glés au milieu d’une guerre de gangs, l’autre quel­ques années plus tard, dans un train, abor­dant elle… les aven­tu­res d’un cou­ple de tarés au milieu d’une guerre de gangs xD On rajou­tera à cela un épi­sode fla­sh­back expli­quant les ori­gi­nes des immor­tels. Cette orga­ni­sa­tion, en plus d’aider au dyna­misme de la série, per­met de dis­til­ler les infor­ma­tions sur les per­son­na­ges et d’entre­te­nir assez ingé­nieu­se­ment le sus­pens sur la trame du train.

Cette série se dis­tin­gue sur­tout par un dyna­misme excep­tion­nel ne lais­sant le temps ni de souf­fler, ni de s’ennuyer, un man­que de serieux dosé comme il faut, un humour tor­dant, et un cast de per­son­na­ges très vivants en dépit de sa lar­geur. Ce der­nier point découle pour une bonne par­tie de la nar­ra­tion ne met­tant per­sonne en avant par rap­port aux autres. Comme le dit le vice-direc­teur lors du pre­mier épi­sode, il n’y a pas vrai­ment de héros, cha­cun est libre de choi­sir celui qu’il juge le plus signi­fi­ca­tif. Je pen­che­rais plus en faveur d’Isaac et Milia pour leur place cen­trale au milieu des deux tra­mes prin­ci­pa­les quand à moi. Je tiens éga­le­ment à men­tion­ner le per­son­nage du vice-direc­teur, dont le dou­blage est à se rou­ler par terre.

Un petit mot éga­le­ment pour les OAV, qui intro­dui­sent un per­son­nage très inte­res­sant et appor­tent une excel­lente con­clu­sion à une série qui l’est tout autant. Sans oublier un peu plus de vice-direc­teur pour ses fans.

Aria the ori­gi­na­tion (série, 13/13)

   
   

La fin d’une épo­que. Aria est un cas un peu par­ti­cu­lier, que j’avais com­mencé à sui­vre un peu par hasard, con­ti­nué un peu par habi­tude. Dans la droite ligne de Yoko­hama Kai­da­shi Kikou, cette série tran­che de vie très calme et repo­sante a accom­pa­gné pas loin de trois ans de ma vie, le rythme très lent des fan­subs dis­til­lant arti­fi­ciel­le­ment les épi­so­des entre les perio­des de dif­fu­sion. Ce qui s’est au final révélé plus une béné­dic­tion qu’autre chose. Jeff Law­son et Omo ont déjà écrit suf­fi­sa­ment de pavés sur le sujet pour qu’il soit inu­tile d’en rajou­ter, je resu­me­rais juste en repre­nant leur for­mule, regar­der Aria revient un peu à regar­der de la pein­ture secher. En d’autres mots, la série récom­pense les patients ayant suivi le quo­ti­dien des ondi­nes pen­dant les deux pre­mière sai­sons. Et quel plus beau cadeau pour cette patience que ce qua­trième et ultime opus ?

Hal Film Maker reprend donc la for­mule lan­cée par The Ani­ma­tion, éprou­vée par The Natu­ral et Arietta, pour nous offrir The Ori­gi­na­tion. Plus de temps morts, plus de baille­ments, plus de coups sur pause pour aller lire les mails, juste de l‘émer­veille­ment appuyé par une réa­li­sa­tion tout ce qu’il y a de plus res­pec­ta­ble. Les épi­so­des tirent pro­fit du back­ground con­sé­quent mis en place par les sai­sons pré­cé­den­tes pour ren­dre Neo Vene­zia tou­jours un peu plus vivante, sim­ple­ment nous émou­voir et tran­quille­ment nous ame­ner à la con­clu­sion tant atten­due, superbe des­crip­tion du pas­sage d’une géné­ra­tion.

   
   

Aria The Ori­gi­na­tion res­tera donc dans ma mémoire comme une des plus bel­les mer­veilles que l’ani­ma­tion m’aura offerte. La série est tou­te­fois fidèle à elle-même et sera dif­fi­ci­le­ment abor­da­ble par ceux n’appré­ciant pas le rythme assez lent et l’absence de trame ou de fil rouge. Ceux choi­sis­sant de faire l’impasse sur les deux pre­miè­res sai­sons pren­nent éga­le­ment un ris­que, Neo Vene­zia per­dant une bonne part de son inté­rêt si on ne prend pas le temps de s’arrê­ter et de regar­der les cho­ses se met­tre en place. Mais peut-être que c’est la façon dont j’ai vécu Aria qui parle un peu trop ici.

Terra e… (film)

Ah, Terra e. Je suis passé à côté de cette série lors de sa dif­fu­sion, le pre­mier épi­sode n’ayant pas vrai­ment éveillé mon inté­rêt. Les appré­cia­tions glo­ba­le­ment très bon­nes m’avaient donné l’envie de lui redon­ner une seconde chance, et j’ai pensé que le film, en dépit d’avis plus miti­gés, me per­met­trait au moins de savoir si ça vaut le coup.

Rien de par­ti­cu­lier à noter sur le plan tech­ni­que, le film s’en sort bien pour son épo­que mais on sent, ne serait-ce qu’au cha­ra­diz, la patte des années 80 qui fera fuir les aller­gi­ques aux vieille­ries. Il en va de même pour la mise en scène et les per­son­na­ges, un peu trop lis­ses et engon­cés dans leur rôle. Ces points res­tent heu­reu­se­ment assez miti­gés, pour un résul­tat agréa­ble à voir à défaut d‘être pas­sion­nant. L’his­toire con­tient beau­coup de bon­nes idées mais ces der­niè­res sont mal exploi­tées, pro­ba­ble­ment par faute de temps. Ce qui n’empê­che pas le film d‘être long (2h30). Mon impres­sion rendu à la fin n‘était donc pas trop mau­vaise, avec tout de même ce sen­ti­ment de gachi typi­que des films ayant eu les yeux plus gros que le ven­tre. J’espère que la série vien­dra répa­rer ce pro­blème.

Macross Fron­tier (1-12/25)

Je saute un peu sur le train en mar­che pour cette série, mais autant com­men­cer depuis le début. Fron­tier repré­sente une sorte de retour aux sour­ces de la fran­chise Macross, après un Zero ayant tant bien que mal assumé la lourde tache du pont entre notre épo­que et la science-fic­tion pure des séries pré­cé­den­tes. Ce qui nous amène donc à la ques­tion, qu’est-ce que Macross ? Des dog­fights à cou­per le souf­fle, de l’amour et de la musi­que pop qui sauve le monde. Et c’est exac­te­ment ce qu’on retrouve avec Fron­tier. Le der­nier ayant exploité cette veine, Macross 7, s’en était très mal sorti et je m’atten­dait donc un peu au pire. Mais non, cette nou­velle ité­ra­tion a ses moments de fai­blesse (l‘épi­sode 8…), mais pré­sente pour l’ins­tant un bilan tout à fait res­pec­ta­ble. La réa­li­sa­tion est très bonne, l’uni­vers Macross est très bien réu­ti­lisé et les scè­nes d’actions sur fond de con­cert sont très pre­nan­tes (les épi­so­des 1 et 7 !). Du côté des musi­ques, Yoko Kanno offre une très bonne per­for­mance, qui fait oublier sans mal la bouillie qu’on nous avait ser­vit pour M7. Le cas­ting n’a pas vrai­ment de pro­blème non plus, quel­ques avis par­ta­gés sur Alto mais pas de tête à cla­que à la Lynn Min­may. Nos deux ido­les divi­sent les fans, bref tout se passe comme prevu. Et bien sûr, Ranka ftw.