Pour don­ner un peu de sta­tis­ti­ques, cette année a gon­flé la liste sur MAL de 121 en ter­miné, 23 en hia­tus et 24 lâchées. Il reste éga­le­ment sept séries com­men­cées l’an der­nier que je n’ai pas ter­miné sans qu’elles soient vrai­ment en attente. Je ne vais pas m’amu­ser à lis­ter tout ça donc si vous êtes inté­res­sés, allez voir vous-savez-où et ran­gez la liste par date. Ça peut parai­tre un sacré paquet, mais je regarde en fait pas mal de films, qui font vite mon­ter les sta­tis­ti­ques. Et je suis bien con­tent d’avoir rem­pli le champ de date soi­gneu­se­ment, je n’avais pas pensé en tirer une uti­lité quel­con­que sur le coup, mais j’aurais été bien inca­pa­ble de faire ce papier sans fina­le­ment.

Je pré­cise que je cou­vre ce que j’ai vu en 2008, fini ou pas (même si la grande majo­rité le sont). Si je devais uti­li­ser l’année de pro­duc­tion, cela exclue­rait au moins la moi­tié donc pas très inté­res­sant. Et comme je sais que vous ado­rez ça, vous n’aurez pas droit à une, mais à plu­sieurs caté­go­ries de bou­ses >D Pas con­tre ne vous atten­dez pas à des com­men­tai­res de deux kilo­mè­tres, c’est un bilan, pas un con­densé de cri­ti­ques. Une bonne par­tie de ces titres ont déjà été abor­dés ici, vous avez la barre de recher­che à droite si vous vou­lez en savoir plus.

Top coups de coeur

#5 : Gyak­kyō Burai Kaiji: Ulti­mate Sur­vi­vor

Digne suc­ces­seur d’Akagi, le sus­pens à son paroxysme.

#4 : Bac­cano!

Décou­vert un peu à la bourre après moult chan­ta­ges et mena­ces de mort pour que je m’y mette. C’est tou­jours déli­cat d’appré­cier quel­que chose après autant de pres­sion, mais Bac­cano n’a pas eu le moin­dre mal pour vivre à la hau­teur de sa répu­ta­tion. Un grand bravo pour un cast très haut en cou­leur.

#3 : Kaiba

Où Masāki Yuasa nous con­firme un talent plus qu’affirmé avec Mind Game et Kemo­no­zume pour des créa­tions remar­qua­bles aussi bien sur le fond que sur la forme.

#2 : Aria The Ori­gi­na­tion

Superbe con­clu­sion pour une série lente à démar­rer, mais qui prend tout son sens au fur et à mesure que les épi­so­des se sui­vent et posent une à une les bri­ques d’un uni­vers.

#1 : Kino no tabi

Sublime et c’est tout.

Men­tion hono­ra­ble

  • Kigeki : Superbe exer­cice de style, qui plus est sur un thème loin d‘être cou­rant
  • Prin­cess Tutu : Je suis très sen­si­ble à tout ce qui tou­che à la musi­que clas­si­que et Prin­cess Tutu n’a pas man­qué de répon­dre à mes atten­tes en jouant à mer­veille sur un uni­vers de con­tes et légen­des occi­den­ta­les sur fond de bal­lets très bien choi­sis.

Top nanars

Petit rap­pel, un nanar est une œuvre aux défauts tel­le­ment épi­ques qu’ils trans­cen­dent le sim­ple sta­tut de bouse pour deve­nir autre chose. Quoi, dif­fi­cile à dire, mais c’est mar­rant donc on s’en fout >D

#10 : Yami no Shi­ho­sha: Judge

Le juge des ténè­bres pour­suit les impu­nis dans une adap­ta­tion de manga qui frise le ridi­cule

#9 : Idol Fight Suchie-Pai 2

Une accu­mu­la­tion de cli­chés qui vire au WTF, pour­rie jusqu‘à la racine.

#8 : Sōki­hei MD Geist

Ter­mi­na­tor meet Mad Max.

#7 : Digi­tal Devil Mono­ga­tari Megami Ten­sei

La triste vérité sur les ori­gi­nes d’une saga qui a récem­ment gagné en popu­la­rité. Je me demande ce que valait le pre­mier jeu en com­pa­rai­son avec cette hor­reur. Exe­len ? :x

#6 : Nessa no Haō Gan­dalla

Un mau­vais sit­com ten­dance sen­sa­tion­na­lisme et pou­voir de la musi­que.

#5 : Jikū Bōken Nūma­monjā

Ce à quoi vous avez échappé en jouant au jeu.

#4 : Yot­su­noha

Fan­tasme de pédo­phile, tor­ture pour les oreilles, merci Nono.

#3 : Sai­shū Shi­ken Kujira

Wind­spi­rit a super­be­ment résumé ça sur mon pro­fil MAL en citant « Gar­bage also comes in epi­so­des of five minu­tes. » Merci à lui.

#2 : Chō Hen­shin Cos­prayers

Fan­tasme de per­vers ver­sion série Z.

#1 : Hametsu no Mars

Tel­le­ment pourri que cela en devient gran­diose, je n’ai pas arrêté d’hal­lu­ci­ner et de rire du début à la fin. Mérite tota­le­ment sa place au hit parade des bou­ses d’AniDB.

Top navets

Un navet, par con­tre, n’a pas réussi à dépas­ser sa triste con­di­tion et se résume géné­ra­le­ment à une impres­sion de temps perdu arrivé à la fin.

#10 : Apple­seed Saga Ex Machina

Très joli, man­que juste un scé­na­rio. D’autant plus triste que le maté­riel d’ori­gine est du même niveau que celui de Ghost in the Shell. À quand une adap­ta­tion de quelqu’un qui aurait le pana­che de Kenji Kamiyama ou Mamoru Oshii ?

#9 : Gin’iro no kami no Agito

Gonzo fait un film. Et comme on pou­vait s’y atten­dre, ça donne quel­que chose de chiant et for­maté grand public au pos­si­ble. À ne regar­der que pour l’ouver­ture de Kokia.

#8 : Hoshi­zora Kiseki

Comix Wave sans Makoto Shin­kai, c’est pas bien joli à voir.

#7 : Super Mario Bro­thers: Peach-hime Kyū­shutsu Dai­sa­ku­sen

Aurait pres­que pu gagner une place dans les nanards pour le côté gran­diose d’un Mario dou­blé par la même voix que Ray Amuro de Gun­dam, ou plus géné­ra­le­ment le WTF total de cette adap­ta­tion. Mais plus de place et je me devais de le caser quel­que part xD

#6 : Strait Jacket

Le Full­me­tal Alche­mist du pau­vre.

#5 : Macross II: Lovers Again

Macross sans Stu­dio Nue, pas joli à voir non plus

#4 : Macross 7

Macross sans ins­pi­ra­tion cette fois, encore pire

#3 : Makai Toshi: Shin­juku

L’arché­type du film de série Z qui ter­mine direct sur DVD, per­sonne n’y ayant jamais cru.

#2 : Dai­majū Gekitō: Hagane no Oni

Le même, mais en moins drôle.

#1 : First Kiss Mono­ga­tari

Juste une perte de temps, impos­si­ble à rat­tra­per

Top du WTF

Défi­nir ce que j’appelle du WTF ne sera sûre­ment pas de trop. Ici, vous retrou­ve­rez des œuvres qui se sont dis­tin­guées pour leur côté décalé ou tel­le­ment en marge de la pro­duc­tion nor­male qu’on se demande si c’est tou­jours de l’anime qu’on regarde. Aucun sous-entendu de qua­lité, je cite du bon comme du mau­vais.

#10 : Ein Lan­darzt

Doit cette place en grande par­tie pour le style d’ani­ma­tion pour le moins uni­que. Alour­dit encore son dos­sier en la matière en adap­tant une nou­velle de Franz Kafka, ins­pi­ra­tion plus qu’appré­cia­ble pour sa rareté

#9 : Atama Yama

Voir ci-des­sus pour le style d’ani­ma­tion (même réa­li­sa­teur). L’his­toire est plus tor­due, plus sur­réa­liste et l’auteur euro­péen fait place à une nar­ra­tion typée théâ­tre japo­nais.

#8 : Pugyuru

Tech­ni­que­ment à chier, mais l’humour rat­trape tout.

#7 : Puni Puni Poemi

Paro­die de magi­cal girl sous LSD, ne se prend pas une seconde au sérieux et ce jus­que dans le géné­ri­que.

#6 : Dan Petory Kyō­shu No Yūutsu

« Pour­quoi les OVNIs avan­cent en zig-zag ? » Et acces­soi­re­ment, les « Soy­bean sis­ters » m’ont tué xD

#5 : Color­ful

Faire une série en hom­mage aux per­vers, fal­lait oser xD Ne se prend en plus pas au sérieux et pro­pose une réa­li­sa­tion assez inté­res­sante.

#4 : Green Green

Pres­que la même chose, mais se prend cette fois au sérieux ce qui enri­chit d’autant plus l’absurde. Ima­gi­ner qu’une chose pareille a été dif­fu­sée sur une chaîne de TV avant d’atter­rir sur DVD tient pres­que du sur­réa­lisme.

#3 : Ginga Tet­sudō No Yoru

Trip sur­réa­liste reli­gieux. J’ai quand même un peu de mal à ava­ler que ça soit des­tiné aux enfants…

#2 : Midori – Shōjo Tsu­baki

Une délire ero­tico-gore. Oui, c’est aussi bizarre et mal­sain que le genre peut lais­ser sup­po­ser, mais bizar­re­ment sans jamais vrai­ment tom­ber dans le vul­gaire. Juste un OVNI en puis­sance. Ce qui m’a le plus étonné, c’est que le DVD est sorti chez nous et que je suis tombé plu­sieurs fois des­sus en flâ­nant dans des FNAC. Adapté de La jeune fille aux camé­lias.

#1 : Neko­jiru-sō

Et dire que je viens de voir que Masāki Yuasa (Kemo­no­zume, Mind Game, Kaiba) avait eu un rôle dans l’his­toire. Je pour­rais par­ler de trip sous LSD, mais ça ne serait même pas drôle vu que pour ce qu’on en sait, c‘était pro­ba­ble­ment le cas xD Très peu de dia­lo­gues, un sem­blant d’his­toire qui sert d’excuse à une suc­ces­sion de péri­pé­ties tou­tes plus bizar­res les unes que les autres.

Coups de coeur per­son­na­ges

#5 : Itō Kaiji (Kaiji)

Moins classe qu’Akagi, mais pos­sède la même force de carac­tère, la même ingé­nio­sité et acquiert au fil de la série la même ten­dance à ten­ter l’impos­si­ble (et à sou­vent le réus­sir).

#4 : Claire Stan­field, aka Vino/Rail Tra­cer (Bac­cano!)

Sûre­ment le per­son­nage avec le plus gros com­plexe de supé­rio­rité que j’ai jamais vu. Et le pire c’est qu’on ne peut même pas le con­tre­dire devant une tel éta­lage de force et de classe.

#3 : Kaiba (Kaiba)

J’aurais du mal à expli­quer pour celui-là. Je pense qu’on pour­rait dire que c’est le per­son­nage et son rôle qui son­naient très juste.

#2 : Akari Mizu­na­shi (Aria)

Pas envie de me para­phra­ser, allez donc lire le harem si vous vou­lez savoir pour­quoi.

#1 : Kino (Kino no Tabi)

Tout pareil.

Men­tion hono­ra­ble

  • Heat Bran­don, Harry Mac­Do­well (Gun­grave)
  • Shiki Ryougi (Kara no Kyou­kai)

Top des têtes à cla­ques

#5 : les trois-quarts des per­son­na­ges de Zeta Gun­dam, sauf Char (fau­drait pas décon­ner non plus è_é)

J’aurais pu lis­ter Zeta Gun­dam dans les décep­tions après tout le foin qu’on en a fait genre « c’est le meilleur Gun­dam ! », mais bon ça reste du Gun­dam, dans le sens où je n’en attends de tou­tes façon pas tant que ça. À la place je vais lâche­ment me rabat­tre sur la cible facile qu’est le cast d’ado­les­cents ang­sty et tête brulé comme Camille ou Katz qui m’ont donné des bel­les envies de meur­tre avant que je lâche la série pour regar­der les films à la place.

#4 : Flay Aster (Gun­dam Seed)

Salope. Psy­cho­ti­que. Mani­pu­la­trice. Je ne vois vrai­ment rien d’autre pour par­ler d’elle. Un grand ouf de sou­la­ge­ment quand elle s’est fina­le­ment fait buter. Et dire qu’il y en a pour pré­fé­rer se plain­dre de Lacus.

#3 : Nekki Basara (Macross 7)

Quand je pense qu’il s‘étonne que les aliens déguer­pis­sent dès qu’ils le voient arri­ver en gueu­lant « Ore no uta wo kike!! »

#2 : Nono Neko­miya (Yot­su­noha)

Aïe, mes oreilles

#1 : Lyn Min­may (Macross)

La légende, l’uni­que, l’indé­tro­na­ble. Et elle mérite jusqu’au der­nier frag­ment de sa répu­ta­tion. Si vous avez juste vu le film adapté de la série et que vous ne com­pre­nez pas, c’est nor­mal, jetez donc un œil à cette der­nière, ça ne devrait pas tar­der à ren­trer.

Men­tion hono­ra­ble

  • Nogi­zaka Haruka (Nogi­zaka Haruka no Himitsu)

Meilleur film

La série des Kara no Kyō­kai

Superbe esthé­ti­que, musi­ques signées Yuki Kajiura, Type Moon nous fait oublier Fate/Stay Night et on les en remer­cie.

Meilleure comé­die

Full Metal Panic? Fumoffu

Oui, j’ai enfin regardé Fumoffu cette année, il n’est jamais trop tard :x

Meilleure tran­che de vie

Aria the Ori­gi­na­tion

Meilleur drame

Gyak­kyō Burai Kaiji: Ulti­mate Sur­vi­vor

J’aurais du mal à trou­ver quel­que chose qui col­lera mieux à cette caté­go­rie >D

Meilleure romance

Omoide poro poro

Meilleure série/film d’action

Bac­cano!

Meilleure bizar­re­rie

Kaiba

Meilleure sur­prise

Kikō­shi Enma

Récu­péré com­plè­te­ment au hasard, lu un synop­sis com­plè­te­ment neu­tre et fina­le­ment très sympa, sur­tout sur la deuxième par­tie. Ce que Jigoku Shōjo aurait dû être.

Men­tion spé­ciale

Ghost in the Shell: Stand Alone Com­plex – The Lau­ghing Man (aussi vala­ble pour Indi­vi­dual Ele­ven, tant qu‘à faire)

Je n’attends pas grand-chose d’un film qui résume une série à la base, mais ici c’est de Stand Alone Com­plex qu’on parle et les a priori attei­gnaient des som­mets. Bien à tord fina­le­ment, si on perd évi­dem­ment tout un aspect de la série avec les épi­so­des “Stand Alone” qui pas­sent à la trappe, j’ai été agréa­ble­ment sur­pris par le tra­vail sur la par­tie “Com­plex”. Le résul­tat est fluide, cohé­rent, on ne remar­que pas vrai­ment le char­cu­tage même en ayant vu la série. Aucun inté­rêt pour ceux ayant déjà vu cette der­nière, les autres appré­cie­ront même si le gain de temps n’est pas si inté­res­sant que ça (2h30 de film, quand même).

Pire décep­tion

Taiyō No Ōji: Horus No Daibō­ken

J’ai beau appré­cier Isao Taka­hata, j’ai vrai­ment du mal à com­pren­dre les fans qui par­lent de ce film avec tant d‘éloge. Uni­que­ment des­tiné aux gos­ses et n’a en prime pas très bien vieilli.

Men­tion hono­ra­ble

Mne­mo­syne: Mne­mo­syne No Musume-Tachi

Sur­tout que j’aurais dû m’en dou­ter vu d’où venait la recom­men­da­tion…

Meilleure vieille­rie

Lupin San­sei: Caglios­tro no Shiro

Over the top

Top wo Nerae 2!

Parce que Gur­ren Lagann n’a pas tout inventé.

Meilleur anta­go­niste

K (Puni Puni Poemi)

Parce que vou­loir domi­ner le monde pour des rai­sons pareilles, fal­lait oser.

Et pour 2009 ?

Beau­coup moins d’anime, pro­ba­ble­ment. Cette année va aussi signer le glas de la SD avec l’arri­vée d’un poste capa­ble de déco­der du 1080p et d’un écran capa­ble de l’affi­cher. Pas que nos bons vieux DVD auraient l’air moche sur un écran de ce genre mais… pres­que en fait. C’est quand même effrayant la vitesse à laquelle ces types de médias se péri­ment, fina­le­ment ce n’est pas plus mal que j’ai tou­jours été fri­leux pour cla­quer mon argent dans les ani­mes…

Je n’ai pas d’attente par­ti­cu­lière sinon. Juste la nou­velle série de Kenji Kamiyama, Eden no Higa­shi, qui devrait arri­ver pour le prin­temps.